Concertation climat : votre avis compte

Vers des mobilités plus propres

Quand nous pensons mobilité, nous pensons en premier lieu à notre voiture essence ou diesel. C’est normal, c’est notre premier moyen de transport. Malheureusement, il est fortement émetteur de gaz à effet de serre et autres particules. Pour réduire ces émissions, il faut se tourner vers des mobilités plus propres.

Constat

Les transports représentent

  • 23% de la consommation d’énergie en Hauts-de-France
  • 18% des émissions de Gaz à effet de serre du territoire

De manière générale, les transports contribuent, notamment le transport routier, à près de la moitié des émissions d’oxyde d’azote (NOx), gaz d’échappement acidifiants. Ils contribuent aussi, dans une moindre mesure, à l’émission de particules fines.

Ambition régionale

La Région porte l’ambition d’agir autant sur les modalités de transport que sur les motorisations.

Deux ambitions complémentaires

  • Convertir les parcs, publics et privés, vers des véhicules moins émetteurs de gaz à effet de serre et moins polluants,
  • Et construire et structurer une offre de mobilité complète incitant à privilégier modes doux (vélo, marche), partagés et/ou collectifs

Un objectif : privilégier les modes de transport les moins émissifs au regard des besoins et construire une offre de transport, complète, structurée, accessible à tous les habitants.

Des mesures concrètes déjà engagées 

Les orientations régionales du SRADDET

La Région via son SRADDET se donne 5 objectifs concernant les transports et la mobilité 

  • encourager l’usage de véhicules moins émetteurs de GES et de polluants,
  • proposer des conditions de déplacement soutenables, en transport en commun et sur le réseau routier,
  • favoriser le développement de pratiques alternatives et complémentaires à la voiture individuelle,
  • augmenter la part modale du fluvial et du ferroviaire dans les transports de marchandises
  • favoriser des formes de logistique urbaine et de desserte du dernier kilomètre plus efficaces

Les efforts doivent porter de manière prioritaire sur 

  • l’usage des modes de transport les moins consommateurs d’énergie fossile à l’unité transportée, en permettant à chacun de faire le choix le plus efficace au regard de la distance à parcourir et de passer plus facilement d’un mode de transport à l’autre,
  • la conversion des parcs vers des véhicules moins émetteurs de GES et moins polluants.

De manière concrète, il s’agit de

  • Pour le transport des voyageurs : réduire les déplacements en véhicule individuel, en organisant une chaîne de mobilité adaptée aux besoins : modes actifs (marche, vélos), pour les trajets de moins de 3 kilomètres, développement des modes partagés et communs pour les trajets supérieurs à 3 kilomètres (transports collectifs, services de mobilité à la demande et partagés comme le covoiturage, l’autopartage, et en développant la multimodalité, en particulier la simplicité des correspondances entre modes de transport,
  • Pour le transport de marchandises : réduire les déplacements routiers en développant le transport combiné avec le ferroviaire et la voie d’eau (multimodalité), et améliorer et optimiser la logistique (urbaine et du dernier kilomètre).

Cela représente 17% de l’effort à fournir d’ici 2030 dans la réduction des émissions de GES régionales et 27% de l’effort à fournir dans la baisse de nos consommations d’énergie. Cela devrait aussi améliorer significativement la qualité de l’air en région.

Initiative Région

Quand la voiture n’est pas une option et que la voiture électrique est encore trop chère, l’éco-conduite peut aider à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

C’est l’initiative développée au Parc naturel de l’Avesnois depuis plusieurs mois.

Les actions régionales

Chef de file des collectivités sur son territoire en matière de transport et acteur majeur dans les transports en commun interurbains, la Région a un rôle clé à jouer en matière de reconversion des parcs de véhicules des différents transporteurs, qu’il s’agisse du transport des personnes ou de celui des marchandises…

Son action se déploie dans deux directions complémentaires

  • Créer une demande pérenne pour des véhicules moins émissifs, adaptés à chaque usage : matériel roulant ferroviaire, cars, bateaux fluviaux, mais aussi véhicules légers pour les parcs d’entreprises,…
  • Et soutenir le déploiement des infrastructures nécessaires à l’usage de tels véhicules : bornes de recharge électriques, stations de recharge au biogaz, aux biocarburants, à l’hydrogène,…

La Région se mobilise pour mettre à la disposition des habitants les outils et facilités nécessaires  vers une préférence pour la marche, le vélo, le covoiturage et les transports en commun à l’usage individuel de leur véhicule.

En savoir plus

La Région poursuit et amplifie ses actions incitant l’utilisation des transports ferroviaires et du réseau de transport en commun :

  • Plus grande intégration tarifaire à l’échelle régionale,
  • Adaptation du réseau de transport régional aux besoins des usagers, en particulier dans les zones rurales : services innovants, information des voyageurs, accompagnement à la mobilité,
  • Evolution des grilles tarifaires pour les transports scolaires, interurbains et ferroviaires : généralisation de la gratuité des transports scolaires organisés par la Région à partir de septembre 2020, mise en place progressive d’une nouvelle gamme tarifaire sur les transports interurbains, avec notamment le trajet à 1 €, mise en place de la gratuité du TER lors des pics de pollution avec restrictions de circulation,
  • Expérimentation du transport à la demande en substitution de cars pour les lignes peu fréquentées ;
  • Développement des modalités de transport alternatives à la voiture individuelle en milieu rural (notamment pour accéder aux gares) ;
  • Accompagnement des différents publics dans leurs changements de pratiques modales (communication sur le TER, plateformes de mobilité pour les publics fragiles,…) ;

– Elle développe les actions en faveur du véhicule partagé (autopartage, auto-stop organisé,…) et du covoiturage (par exemple par des dispositifs de « retour garanti », le développement de plateformes d’échange, la mise en place de solutions de covoiturage inter-administrations pour les déplacements professionnels,…),

– Elle poursuit le développement de l’usage du vélo sur le territoire :

    • déploiement d’un réseau de véloroutes intégrant des opérations de reconquête de la biodiversité,
    • développement des garages à vélo sécurisés dans les enceintes des lycées et des sites dont elle est propriétaire, et l’incitation au développement de garages à vélo sécurisés dans les gares régionales.

– Elle poursuit ses actions incitatives envers ses agents régionaux :

    • aides au covoiturage,
    • élargissement du remboursement des agents aux frais kilométriques vélo domicile – travail,
    • développement du télétravail,
    • développement du report modal des déplacements professionnels sur le train (cartes TER PRO),
    • mise en place d’une solution d’auto-partage interne,
    • développement du parc de vélos interne…
    • formation à l’éco-conduite.

 

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